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La décision de Donald Trump de sortir les Etats-Unis des accords de Paris sur le climat (déjà considérés comme des accords minimaux) est littéralement criminelle au regard des conséquences de cette rupture pour les populations les plus impactées par le réchauffement, aujourd’hui et dans le futur.

 

Face à cette irresponsabilité du président du pays le plus émetteur de CO2 au monde, les expressions indignées ne suffiront pas : « les gouvernements européens devront aller plus loin que les condamnations. Il n’y a aucune raison de laisser un partenaire politique et économique comme les USA rompre unilatéralement un accord essentiel pour l’avenir de l’humanit

é sans que cela porte concrètement à conséquences », déclare Patrick Dupriez.

Pour les écologistes, le temps est plus que jamais au volontarisme et à l’ambition en matière climatique. Si les Etats-Unis n’assument plus leurs engagements, il conviendra de considérer que cela modifie les termes d’autres accords (commerciaux, par exemple) fondamentalement moins essentiels que l’avenir de l’humanité sur la planète : « le non respect de l’accord de Paris sur le climat va créer une distorsion majeure de concurrence entre l’Europe et le continent américain qui justifie de revoir le fonctionnement de l’OMC en donnant primauté à la sauvegarde du climat et à la protection de nos normes sociales et environnementales sur les autres réglementations. Concrètement, si les Etats-Unis de Donald Trump ne respectent plus les règles issues de la COP21, ils devront payer pour accéder au marché européen », déclare le député européen Philippe Lamberts.

Conformément aux possibilités ouvertes par les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et de l’Union européenne, Ecolo proposera donc d’instaurer des droits de douane environnementaux au niveau européen à l’égard des biens et services importés des Etats-Unis. « Il s’agit là d’un levier puissant que l’Union européenne peut et doit utiliser puisque Donald Trump a décidé de rompre les engagements climatiques de son prédécesseur », poursuit Philippe Lamberts.

Il n’est nullement question d’instaurer un protectionnisme aveugle. L’objectif de ces droits de douane est précisément de lutter contre un dumping environnemental préjudiciable aux entreprises européennes, outre la menace qu’il fait peser sur notre avenir.

En outre, le retrait des Etats-Unis de la COP21 constitue un argument supplémentaire justifiant de rejeter le projet de traité transatlantique UE-USA.

« Le gouvernement belge et nos partenaires européens doivent agir avec la plus grande fermeté pour convaincre Trump de rester un partenaire d’une politique climatique solidaire et internationale. Ceci étant, l’attitude américaine ne peut en aucune façon nous dédouaner de nos responsabilité. Il est en effet impératif de renforcer nos propres efforts en matière de lutte contre le dérèglement climatique et de solidarité avec les pays du Sud», conclut Patrick Dupriez.

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